Voyage en Louisiane : à la découverte de la Nouvelle-Orléans

Fondée et gouvernée par nos ancêtres au XVIIIe siècle, la capitale de la Louisiane, aux Etats-Unis, garde plusieurs traces de ce tumultueux passé.

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L’incontournable Jackson Square

Couronnée par la cathédrale Saint-Louis, cette place est depuis 1722 le cœur de la vieille ville. Avant d’être rebaptisée Jackson Square, on appelait place d’Armes cet espace qui servait de camp militaire, puis de lieu de rencontre pour les habitants. Son apparence actuelle de square arboré est directement inspirée de la place des Vosges à Paris. Une riche baronne créole, amoureuse de la capitale française, y a fait édifier les immeubles bordant le jardin qui portent son nom : les appartements Pontalba. La brique rouge utilisée pour leur construction rappelle celle des édifices parisiens. Et, comme en France, le rez-de-chaussée abrite des galeries marchandes et des restaurants.  

Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, l’enfant du pays

Né à Montréal, ce Canadien d’ascendance française est entré dans l’Histoire pour avoir fondé la Nouvelle-Orléans en 1718. Parti explorer les rives du Mississipi pour le compte de la France, il installe une colonie sur l’un de ses méandres, qu’il nomme en l’honneur du duc d’Orléans. Les autochtones lui recommandent ce site, pourtant rempli de reptiles et de moustiques, entouré de marécages inondés à chaque printemps. Très proche des Amérindiens dont il parlait la langue, celui qui fut aussi gouverneur de la Louisiane avait le corps couvert de tatouages inspirés de la culture locale. Une statue est érigée en son honneur dans un petit square du quartier français.

A la recherche des origines du jazz

A la frontière du Carré français et du quartier Tremé, Congo Square raconte le passé esclavagiste et colonialiste de la ville. Possession française entre 1682 et 1762, la Louisiane est alors régie par le code noir. Les propriétaires ont l’interdiction de faire travailler leurs domestiques et ouvriers le dimanche, férié pour tous. A l’origine place du marché aux esclaves, Congo Square devient alors l’endroit où ceux-ci se rassemblent pour chanter et jouer de la musique. Des traditions venues d’Afrique vont ainsi se transmettre, perdurer, évoluer et se diffuser. On dit que le jazz est né ici. Aujourd’hui encore, la place accueille des cercles de percussions.

Comme jadis dans le Vieux carré

C’est ainsi qu’on surnomme le French Quarter, centre historique de la ville, bien qu’en réalité sa forme soit rectangulaire. En 1718, l’architecte Adrien de Pauger dessine les plans de ce quartier au tracé rectiligne et baptise les rues de noms qui sont restés : Royale, de Chartres, d’Orléans, Bourbon… En 1788 puis en 1794, deux incendies vont réduire en cendres les bâtiments de style colonial. Parmi les quelques édifices ayant survécu, le couvent des Ursulines, bâti en 1745 en briques, témoigne de l’architecture néoclassique française de l’époque. Les célèbres balcons en fer forgé du quartier sont en réalité d’influence espagnole.

A la gloire de l’Empereur

La Maison Napoléon, dans le Vieux carré, a une histoire surprenante. Son propriétaire Nicolas Girod, grand admirateur de l’empereur français, a fait bâtir cet hôtel particulier en 1797 en son honneur. Il espérait le lui offrir au cas où ce dernier réussirait à s’échapper de l’île Sainte-Hélène. Aujourd’hui, la demeure abrite un restaurant à l’ambiance bistrot français.

Article paru dans le numéro Femme Actuelle Jeux Voyages n°46 avril-mai 2021

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