Constance Jablonski : "En ces temps difficiles, nous avons tous besoin de gaîté"

La top modèle s’apprête à ouvrir le défilé d’Etam, marque centenaire française dont elle est l’égérie. Un grand live-show placé sous le signe de la fête et du disco.

Pendant plusieurs mois, elle a été privée de catwalks, crise sanitaire mondiale oblige. Mais la top modèle française va enfin retrouver le plaisir de défiler, cet art insolite où en quelques secondes il lui faut capter l’attention et sublimer une allure. Tandis que s’ouvre une Fashion Week parisienne inédite, avec peu de défilés «physiques» et beaucoup de rendez-vous digitaux, Constance Jablonski sera une des stars du live-show Etam qui se tient mardi 29 septembre, à 21 heures, à Paris. Un défilé en pleine rue, devant le flagship haussmannien de la marque centenaire française, spécialiste de la lingerie et de la mode. Un évènement haut en couleurs, retransmis en direct sur etam.com et en différé sur W9 à 23h10. Comme à chaque fois, plusieurs artistes musicaux se relayeront sur le podium pour un concert en live. Clara Luciani est déjà annoncée. D’autre surprises sont attendues. Seule certitude : le moment se veut festif, comme un contre-pied à la période anxiogène.

Madame Figaro. – Le 29 septembre, vous serez sur le podium du prochain live show Etam. Un concert-défilé joyeux organisé en pleine rue sous le signe du disco. Êtes-vous prête à (re)faire la fête avec le public ?
Constance Jablonski. – Je pense qu’en ces temps difficiles et éprouvants en raison de l’épidémie de Covid-19, nous avons tous besoin de gaîté et de positivité. Let’s dance ! Je me sens prête à fêter un nouveau défilé Etam tout en respectant toutes les bonnes mesures de distanciation sociale pour la sécurité de tout le monde. Les Fashion Weeks sont des moments clés dans le milieu de la mode et de vraies sources d’inspiration pour le futur.

Constance Jablonski sera en ouverture du défilé Etam de ce mardi 29 septembre.

Le retour du disco serait-il un antidote à la déprime ?
Je pense que la fièvre du disco a toujours généré une forme de lâcher-prise jubilatoire, grâce à la folie et l’exubérance de sa musique, de ses dances et son esthétique. Le disco rappelle une époque d’insouciance, la fin des Trente Glorieuses, et montre peut-être qu’après des périodes très difficiles, comme celle de l’après-guerre, on pouvait se relever et recommencer à vivre.

Vous reprenez le chemin des podiums après des mois d’interruption. Dans quel état d’esprit abordez-vous cette reprise ?
Cette période a été à la fois compliquée mais aussi une bonne raison de se recentrer, de reprendre son souffle et de se poser les bonnes questions pour redémarrer d’une meilleure façon. J’aborde cette reprise avec un mélange d’excitation : Il me tarde d’être le 29 septembre au défilé Etam et de retrouver tous les gens qui m’ont manqué pendant le confinement, mais aussi un mélange d’appréhension car cela fait plus de 8 mois que je n’ai pas foulé les podiums et j’espère savoir encore marcher !

À l’heure où les questions de diversité sont sur toutes les lèvres, le monde de la lingerie semble célébrer aujourd’hui une féminité sous toutes ses formes. Le slogan d’Etam «Soyez bien comme vous êtes», est-il un message qui vous parle ?
Dans le milieu du mannequinat nous sommes constamment soumis aux castings et donc à la remise en question de notre physique et de notre personne. Travailler avec une marque de lingerie éthique qui nous accepte telle qu’on est ça fait simplement du bien ! Regardez leur campagne de publicité : elle s’adresse à toutes les femmes, quelle que soit la couleur de leur peau ou la générosité de leur corps. J’aime les valeurs qu’elle véhicule. Le message d’Etam est important pour nous, mannequins, mais aussi pour toutes les jeunes filles qui s’inspirent tous les jours des images qu’elles voient sur Internet, et leur montrer que la beauté existe sous toutes ses formes et ses couleurs, et qu’elle est essentielle pour avancer vers un monde meilleur plus ouvert et plus tolérant.

Source: Lire L’Article Complet