Défilés en plein air, les grands absents… À quoi ressemblera la Fashion Week de septembre

Le mois de septembre annonce la reprise progressive des défilés avec des règles inédites. Et le maintien des plateformes numériques en renfort pour relayer les événements au plus grand nombre.

Les défilés du printemps-été 2021 prévus en septembre auront bien lieu, qu’ils soient physiques ou virtuels. Ils se feront selon les recommandations des autorités sanitaires, l’envie ou encore la possibilité des marques à se lancer dans la présentation de leur collection. Et à quelques jours du coup d’envoi des premiers shows, les questions pratiques relatives à l’organisation commencent à se préciser, notamment au sujet des huis clos, des extérieurs, de la présence ou non d’un public ou encore du port du masque obligatoire.

À Paris, la Fédération de la haute couture et de la mode entend reprendre la Fashion Week telle qu’elle existait avant la Covid, accompagnée d’une nouveauté digitale résultant de la crise. L’événement sera en effet épaulé d’une plateforme numérique, dédiée à relayer les shows auprès de ceux qui ne pourront s’y rendre. Une alternative initiée pendant les semaines de la mode de juin et juillet pour pallier le bouleversement du calendrier dû à la crise sanitaire qui avait contraint le secteur à se mettre à l’arrêt aux quatre coins du monde. La Fédération de la Haute Couture et de la Mode communiquera dans le courant de la première semaine de septembre le calendrier des défilés, et a d’ores et déjà fait connaître les nouveaux venus (Ami, Ester Manas, Enfants Riches Déprimés, Wales Bonner…) sans en dire plus sur les conditions sanitaires qui entourent de la tenue des shows.

À New York, de grands absents

La reprise des shows se confirme également dans les autres villes. À New York, l’événement qui devait être réduit à trois jours en raison de l’absence d’un certain nombre de labels participants, s’étendra finalement du 13 au 17 septembre, sur la plateforme numérique Runway360 lancée en juillet par le CFDA (Council of Fashion Designers of America), et en physique. Mais plusieurs grands noms de la scène mode new-yorkaise impactés par le confinement et la mise à l’arrêt des usines de confection passeront leur tour, comme Marc Jacobs, Proenza Schouler et Michael Kors. Quant à la règlementation qui entoure la tenue des défilés face à l’épidémie, là aussi, quelques changements. Seuls 50 invités masqués seront autorisés à assister à un défilé en plein air après avoir été soumis à un contrôle de température. Les événements en salle, eux, se feront à huis clos, sans public.

Helena Bordon scintille dans sa veste à sequins oversize Attico devant le show Giambattista Valli. (Paris, le 2 mars 2020.)

Caroline Daur à la sortie du défilé Giambattista Valli dans un look féminin-masculin avec un une veste ouverte, un pantalon de costume et une paire de talons aiguilles. (Paris, le 2 mars 2020.)

Clara Berry repérée aux abords du défilé Victoria Tomas au Palais de Tokyo avec un bob démesuré et une chemise noire oversize. (Paris, le 25 février 2020.)

Leonie Hanne choisit de porter un ensemble veste et pantalon de costume beige et ses deux sacs Jacquemus autour du cou. (Paris, le 29 février 2020.)

À Milan, un rendez-vous “phygital”

De son côté, Milan annonce le retour de sa Fashion Week avec une cinquantaine d’événements prévus du 22 au 28 septembre. Cette semaine de la mode italienne sera «phygitale» avec un mélange de défilés physiques et de présentations digitales. Vingt-huit marques dont Fendi, Max Mara, Etro, Marni et Versace ont prévu d’organiser un show en direct. Tout comme Valentino qui annonce un défilé mixte exceptionnellement présenté à Milan (au lieu de Paris). Ce sera aussi l’occasion de découvrir le défilé de la première collection Prada cosignée par Raf Simons qui a récemment rejoint Miuccia Prada à la direction artistique de la griffe. Missoni, GCDS ou encore Dsquared2 ont opté pour une présentation numérique, tandis que Bottega Veneta, Gucci, Moschino, et Jil Sander seront les grands absents de l’événement italien.

Quelques incertitudes planent encore autour de la partcipation de certaines maisons. Impactées par la crise, quelques-unes ne sont pas en mesure de présenter une collection. Et d’autres ont saisi la crise du Covid pour une remise en question profonde, avec l’idée de ralentir le rythme et de s’affranchir du calendrier de la mode. Les maisons Saint Laurent, Gucci ont ainsi fait savoir qu’elles ne défileraient pas en septembre à Paris et Milan. À l’inverse, Dior a confirmé la tenue de son défilé avec un public «sans doute» réduit, rappelant que les fashion weeks «sont vitales pour l’industrie de la mode mais aussi pour les villes».

Cet article, initialement publié le 26 juin 2020, a fait l’objet d’une mise à jour.

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