Jean Paul Gaultier aux commandes de l’exposition "Cinémode"

Du 6 octobre 2021 au 16 janvier 2022, l’exposition "CinéMode par Jean Paul Gaultier" prendra place à la Cinémathèque de Paris. Le créateur y racontera l’histoire d’amour qui lie le cinéma à la mode.

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Un an et demi après son dernier défilé en tant que seul directeur artistique de sa maison, Jean Paul Gaultier ne dit pas adieu au monde de la mode pour autant et devient même le commissaire de l’exposition « Cinémode par Jean Paul Gautier« . Elle se tiendra du 6 octobre 2021 au 16 janvier 2022 à la Cinémathèque et présentera les costumes qui ont marqué le monde du 7ème art. L’exposition, divisée en trois thèmes principaux – le mélange des genres, le futurisme et les rebelles – retrace l’histoire croisée entre la mode et le cinéma à travers diverses créations signées par Jean Paul Gaultier et d’autres grands couturiers. Parmi ces tenues, les robes de Marilyn Monroe, le justaucorps de Superman ou encore le smoking de James Bond… De quoi en prendre plein les yeux ! Et si la Cinémathèque a choisi de faire appel au tout nouveau juré de Danse avec les stars pour cette exposition, c’est parce que Jean Paul Gaultier a lui-même signé des dizaines de tenues aperçues sur grand écran. Parmi celles-ci, les looks du Cinquième élément de Luc Besson et de La mauvaise éducation de Pedro Almodovar. Ce véritable cinéphile estime d’ailleurs que sa carrière a débuté grâce à un fameux mélodrame de Jacques Becker sorti en 1945. « Sans le défilé de Falbalas, je n’aurais jamais fait ce métier » avoue-t-il. En espérant que cette exposition, orchestrée par Jean Paul Gaultier, nous donne autant de frissons que son tout dernier défilé.

Début de carrière

Jean-Paul Gaultier voit le jour le 24 avril 1952 à Bagneux, en banlieue parisienne. Ce ne sont pas ses parents, modestes, qui l’initient à la couture, mais sa grand-mère— c’est d’ailleurs chez elle qu’il découvrira une malle pleine de corsets anciens, devenue la pièce phare de ses collections portée par Madonna lors de sa tournée Blond Ambition en 1990. Très jeune, il expérimente la création de vêtements, en commençant par habiller son ours en peluche. À l’école primaire il dessine les femmes, au collège il esquisse des habits pour enfants. La vraie révélation ? Le film Falbalas, réalisé par Jacques Becker, dont les costumes ont été confectionnés par Marcel Rochas. Il envoie ses croquis à Yves Saint Laurent, mais celui-ci trouve ses idées trop intenses. C’est de Pierre Cardin qu’il se rapproche ensuite. Cette fois, c’est la bonne : le jeune homme intègre la célèbre maison le jour de ses 18 ans. Bien décidé à ne plus quitter le milieu dans lequel il se fait petit à petit une place, il rejoint ensuite Jacques Esterel, puis Jean Patou. En 1976, il décide de voler de ses propres ailes : il propose sa toute première collection, introduction à son monde et à sa griffe éponyme, au Palais de la Découverte. « Mon premier défilé était un ratage total. La musique commençait et je ne savais pas quoi mettre aux mannequins », confie-t-il à L’Express, en 2006. Quelque peu découragé par ce flop, il ne se laissera pas abattre pour autant, notamment grâce à la confiance que lui accorde la maison Kashiyama, pour laquelle il dessine une collection baptisée James Bond.

La route vers le succès

Jean-Paul Gaultier connaît un succès fulgurant dans les années 80 à l’heure où une mode plus provocatrice, moins conventionnelle, voit le jour. Il évolue parmi une poignée de talents, dont Thierry Mugler et Azzedine Alaïa. Fini les défilés classiques, bonjour les spectacles. En 1983, le couturier remet la marinière au goût du jour avec sa collection Tom Boy. En plus de proposer une ligne à prix moindre, Junior Gaultier, il introduit également une gamme unisexe. Les jupes se portent désormais par tous et toutes. « Ses détracteurs disent qu’il a trop d’idées, mais c’est plutôt bon signe : il a du flair tout le temps. Il a toujours été en phase avec la rue », souligne l’historien de la mode Olivier Saillard, toujours dans un article de L’Express. Au début des années 90, c’est une collection de denim, baptisée Gaultier Jean, qu’il lance. En 1994, Junior Gaultier devient JPG by Gaultier. Il profite également de ces années-là pour travailler avec Mylène Farmer : il lui confectionne des tenues sur-mesure pour le shooting de son album Anamorphosée, ainsi que pour plusieurs clips. Entre eux, c’est une véritable relation de confiance qui va s’installer. 

Un virage couture

Il faudra attendre 1997 pour que Jean Paul Gaultier intègre la Chambre Syndicale de la Haute couture. Il crée alors une collection haute couture qu’il nomme Gaultier Paris. En 2004, il devient directeur du prêt-à-porter femme chez Hermès. Il y restera jusqu’en 2010. En 2006, il crée Gaultier², une ligne unisexe pour homme. En 2008, il fait défiler un mannequin avec des cônes pointus à la poitrine, sur une robe de mariée — l’une de ses signatures. En 2014, il annonce la fin de ses collections prêt-à-porter; désormais, il souhaite se concentrer sur la Haute couture uniquement. « Le monde du prêt-à-porter a profondément changé. Les contraintes commerciales et le rythme sans cesse accéléré des collections ne donnent plus ni la liberté ni le temps indispensables au ressourcement et à l’innovation » , avait-il confié à Women’s Wear Daily. Le 17 janvier 2020, il annonce que son prochain défilé sera son dernier.

Qui a remplacé Jean Paul Gaultier ?

Depuis 2021, la maison invite chaque saison un nouveau créateur à exprimer sa vision de l’univers Jean Paul Gaultier. Naîtra donc Les Marins, une collection collégiale teasée sur Instagram et pensée par Ottolinger, Nix Lecourt Mansion, Palomo Spain, Alan Crocetti et Marvin M’Toumou. Pour sa collection de haute couture automne-hiver 2021, c’est Chitose Abe, directrice artistique de la marque japonaise Sacaï qui délivre sa vision de la mode Jean Paul Gaultier. On ne connaît pas encore le nom des prochains créateurs invités par la maison, mais nulle doute que la suite sera à la hauteur de l’enfant terrible de la mode.

Jean Paul Gaultier, des parfums emblématiques

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Jean Paul Gaultier Parfums est lancée en 1991. Son tout premier jus, sobrement baptisé Jean Paul Gaultier, deviendra ensuite Classique. Le flacon casse les codes, représentant le buste d’une femme portant un corset. En 1995, il sort Le Mâle, une fragrance pour homme, puis une ligne de cosmétiques masculine. So Scandal ou encore La Belle, deux autres parfums sur lesquels est apposé le logo Jean Paul Gaultier, rejoignent ensuite la longue liste de succès de la marque au rayon parfumerie.

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