La veste à 51.000 dollars et autres faux pas diplomatico-mode de Melania Trump

Veste «I really don’t care», casque colonial, escarpins dans une zone dévastée par la tempête Harvey… Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, en 2017, la première dame américaine a commis bon nombre d’impairs stylistiques. Mais ces incidents diplomatiques sont-ils tous involontaires ?

Melania Trump arborait des escarpins lors d’une visite officielle au Texas. (Washington, le 29 août 2017.)

De quoi exacerber la curiosité des médias américains, déjà très enclins à décrypter les tenues de la First Lady. En octobre 2016, avant même l’élection de son époux, la première dame crée la sensation durant le débat présidentiel. L’ancien mannequin slovène y arbore une blouse Gucci fuchsia, parée d’un nœud lavallière. Aux États-Unis, ledit vêtement porte le nom de «pussy bow blouse». Ironie du sort, un enregistrement dans lequel Donald Trump prononce les mots «grab them by the pussy» (comprenez, «Attrapez-les par la chatte») a refait surface quelques jours plus tôt. Les médias américains s’interrogent : s’agit-il là d’une simple coïncidence ?

En mai 2017, quatre mois après le début du mandat de son époux, Melania Trump déclenche une polémique en arborant une robe qui laisse voir ses jambes lors d’une visite officielle en Arabie saoudite. À la même période, la première dame américaine s’envole pour le sommet du G7, en Sicile. Elle y atterrit vêtue d’une veste fleurie Dolce & Gabbana à 51.000 dollars (43.100 euros). Un montant quasi-équivalent à celui du salaire annuel moyen des Américains. Trois mois plus tard, elle est à nouveau accusée de vivre en inadéquation avec le commun des mortels. En cause, son arrivée chaussée d’escarpins, dans une zone du Texas ravagée par la tempête Harvey.

En vidéo, “Melania sourit rarement”

Tenue militaire et chemise Balmain

Durant les trois années suivantes, Melania Trump enchaînera les polémiques similaires, déclenchées par des choix vestimentaires parfois douteux. De sa chemise Balmain à 1380 dollars (1100 euros), revêtue pour jardiner, à sa tenue militaire signée Alexander McQueen et comparée aux uniformes des dictateurs, en passant par son casque colonial lors d’une visite à Nairobi, au Kenya, ses tenues suscitent, au mieux, l’incompréhension de ses concitoyens. Des créateurs comme Tom Ford, Marc Jacobs, ou encore Humberto Leon, refusent par ailleurs toujours d’habiller la première dame. Par crainte, peut-être, de faire l’objet d’une polémique non désirée, à quelques semaines de la prochaine élection présidentielle.

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