Adrien Gallo : La fin des BB Brunes, son album ​​Là où les saules ne pleurent pas, ses featurings avec Vanessa Paradis… Il se confie (INTERVIEW EXCLU)

Adrien Gallo s’est confié à la rédac de melty sur son nouvel album, sa collab avec Vanessa Paradis, son groupe les BB Brunes… 

Adrien Gallo s’est fait connaître avec le groupe BB Brunes, formé avec ses deux amis d’enfance alors qu’ils n’avaient que 11 ans. Le trio a rapidement cartonné, notamment avec leur tube “Dis-moi” qu’on a tous adoré écouter. À côté de cela, Adrien Gallo s’est également lancé dans une carrière solo avec un premier album intitulé Gemini, sorti en novembre 2014. Aujourd’hui, jeune papa de jumeaux, le chanteur revient à nouveau en solo avec un deuxième opus Là où les saules ne pleurent pas, disponible dès aujourd’hui. Un album de chansons françaises très mélodieuses où l’on retrouve Vanessa Paradis sur non pas un, mais deux titres. Pour la rédac de melty, Adrien Gallo nous dit tout sur ce projet, sa collaboration avec Vanessa Paradis, les BB Brunes, son évolution musicale… C’est à découvrir juste ici !

melty : Salut Adrien ! Tu t’apprêtes à sortir un nouvel album solo intitulé “Là où les saules ne pleurent pas”. Pourquoi avoir choisi ce titre ?

Adrien Gallo : C’est le titre de la chanson qui ouvre l’album. Ça raconte un peu une sorte d’Eden qui est un peu fantasmé, cette idée d’endroit où tout irait bien, où il n’y a jamais de problème. Et j’aimais bien cette idée, je persiste à penser que c’est possible de le trouver. C’est une sorte de chanson qui est porteuse d’espoir et je trouvais ça joli pour un album !

melty : De quoi parle ce projet ?

Adrien Gallo : Il y a plusieurs choses. Il y a l’affiliation parce que je suis jeune papa, j’ai eu des jumeaux et ça a été une sorte de chamboulement total dans ma vie. D’ailleurs, c’est eux qu’on entend au tout début dans le titre “Là où les saules ne pleurent pas”. Il y a aussi mon père qui est très présent dans cet album, que j’ai perdu il y a dix ans. C’était un peu une façon pour moi de faire le lien entre lui et eux. Dans les influences, il y a beaucoup de chanteurs que lui écoutait je pense à Barbara, Georges Brassens qu’il avait interviewé en plus, Michel Berger, Véronique Sanson mais aussi des personnes comme Anne Sylvestre, Georges Moustaki… Beaucoup de vieilles chansons françaises, très traditionnelles. Et puis ça raconte aussi ma vie, des choses très personnelles comme ma rupture amoureuse avec une personne avec qui je suis resté longtemps. L’idée c’est quand même que ce soit universel, des choses que l’on vit tous et que ma musique soit une sorte de refuge dans lequel les personnes peuvent s’y retrouver.

melty : On t’a d’abord connu dans un style très rock avec les BB Brunes, pour cet album tu as opté pour un style un peu plus rétro. Pourquoi ce choix ?

Adrien Gallo : J’avais envie de faire un album de chansons françaises vraiment classiques. J’avais envie dans les arrangements de faire quelque chose de très chaud dans les sons. De ne pas utiliser trop de synthétiseur, de musique électronique, c’est que des instruments joués par des musiciens. Il y a beaucoup de violons et de cordes dont j’ai moi-même écrit les arrangements. C’était la première fois que je faisais ça, c’était vraiment génial ! Mais là je pense à des morceaux plus rock et plus dansants pour le prochain album. Je suis toujours très ouvert sur les influences, je n’aime pas me répéter.

melty : Sur cet album, on te retrouve en duo sur deux titres avec Vanessa Paradis. Comment s’est passé la collaboration ?

Adrien Gallo : Ça s’est fait un peu naturellement. J’écris pour elle depuis plusieurs années. Et en fait, “Les clochettes de mai” est une chanson que je lui avais proposé mais qu’elle n’a pas mise dans son album. Je la trouvais vraiment belle alors j’ai décidé de la sortir moi. Je lui ai dit, je lui ai proposé de venir la chanter, elle a adoré les arrangements. Elle a vraiment apporté au titre rien qu’avec sa voix et son interprétation. C’était impressionnant de tourner un clip avec elle même si elle met très à l’aise. Elle est très gentille et chaleureuse, on a beaucoup rigolé. Elle me soutient beaucoup, quand elle dit qu’elle aime bien une de mes chansons forcément ça me motive énormément.

melty : Il y aussi d’autres voix féminines sur ton album. Pourquoi avoir choisi cet accompagnement sur tes morceaux ?

Adrien Gallo : Ça s’est fait assez naturellement à chaque fois. Il y a ma soeur qui chante. Elle occupe une place importante dans ma vie. On chantait ensemble quand on était petit, elle devait être la batteuse de mon premier groupe… Donc ça me paraissait assez naturel qu’elle vienne chanter avec moi. Après il y a une copine qui s’appelle Julia Johansen qui joue dans un groupe qui s’appelle Oracle Sisters. Elle est pas Française, elle est Finlandaise donc dans la diction il y a quelque chose qui m’intéressait. Et il y a Naomi Greene qui joue de la harpe et un peu par hasard on lui a demandé d’essayer de chanter et j’ai trouvé ça super. Je chante très grave dans l’album donc c’était cool d’avoir des voix qui apportent un peu de soleil, pour contre-balancer et apporter un équilibre.

melty : Quinze ans après tes débuts avec les BB Brunes, tu portes quel regard sur ton évolution musicale ?

Adrien Gallo : Je suis content parce que j’ai pas exploité le même filon, la même façon de faire la musique. À chaque fois, j’ai essayé de sortir un peu de ma zone de confort, de me bousculer. Je me sens libre et je suis content d’avoir suivi un peu cette envie d’explorer. Je pense que ce sera un peu le mot maître de toute ma carrière.

melty : Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

Adrien Gallo : J’espère que cet album va parler à des gens, leur apporter un peu de tendresse dans ces moments pas très faciles, qu’il leur apporte un peu de sérénité et de bien-être. Et puis de continuer à faire ce que j’aime le plus au monde, la musique. On va faire une petite release party où je vais jouer quelques titres et ensuite on va commencer une petite tournée pour l’album en février-mars pour finir avec une date parisienne en avril. Donc venez nombreux !

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