Afrosoul ghanéenne : la sélection musicale du « Monde Afrique » #24

Po-si-ti-ver : c’est le credo qui pourrait définir les nouveaux morceaux de la chanteuse Y’akoto, du collectif Superjazzclub et du jeune artiste Boyd.

Chaque mercredi, Le Monde Afrique vous présente trois nouveautés musicales issues ou inspirées du continent. Cette semaine, direction le Ghana, où des artistes inspirés par l’afrosoul (mais pas seulement) nous invitent à prendre la vie du bon côté.

« I Agree », de Y’akoto

« La vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais il faut savoir l’accepter pour la vivre le plus sereinement possible. La culture ghanéenne m’a appris à relativiser les choses. » Tel est le message que Y’akoto, 33 ans, veut faire passer dans I Agree, premier titre issu de son EP Obaa Yaa, qui sort vendredi 23 octobre et comprend quatre morceaux inspirés par l’effervescence des quartiers d’Accra, où la chanteuse s’est réinstallée en 2019 après avoir vécu à Hambourg et Paris depuis l’âge de 12 ans. Née d’un père ghanéen et d’une mère allemande, la « princesse soul » a déjà trois albums à son actif.

« Cellular », de Superjazzclub

Formé en 2018 à Accra, Superjazzclub est un collectif rassemblant des artistes de diverses disciplines, maniant aussi bien les instruments, la voix et la caméra. En témoignent la qualité du clip de Cellular et la richesse musicale du morceau, extrait de leur premier album, For All The Good Times, paru le 25 septembre. Entre afrosoul, reggae et hip-hop, le groupe offre un cocktail coloré et ensoleillé à consommer sans modération. Eux-mêmes préviennent dans la chanson : « On vient juste de commencer et je ne vois pas de fin/En sirotant quelque chose de bon, vois comme ça marche bien. »

« Private Show », de Boyd

« J’ai pris la décision de suivre ce qui me rend heureux et d’être moi-même. » Revenu au Ghana en 2016 après des études en Russie, Boyd Larmie a refusé de choisir entre ses deux passions, l’architecture et la musique. Tout comme il répugne à s’enfermer dans un genre, préférant créer son propre style entre afrosoul et R’n’B. Le 15 septembre, le jeune artiste à la voix suave a sorti son deuxième EP, Boys With Broken Hearts, dans lequel il exprime ses émotions et la « beauté » du monde, en anglais et en langue ga. « La musique m’aide à vivre beaucoup de choses, elle m’aide à faire face », précise-t-il.

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