Avec l'entrée en bourse d'Universal, première major de l'industrie musicale, Vivendi se sépare de son joyau

Universal règne sans partage sur le marché mondial de la musique enregistrée avec plus de 30% des parts et contrôle de prestigieux labels comme EMI, Capitol, Def Jam, Polydor, Blue Note, Decca et Deutsche Gramophon.

La major s’est offert en décembre 2020 l’ensemble du catalogue de chansons de Bob Dylan, soit plus de 600 titres. 

Poule aux disques d’or 

En plus de valeurs sûres comme les Beatles, les Rolling Stones ou Andrea Bocelli, elle a aussi signé plusieurs artistes à succès, comme Drake, qui monopolise le sommet des classements Spotify, et les trois artistes féminines les plus écoutées sur des plateformes de streaming en 2020, Billie Eilish, Taylor Swift et Ariana Grande. Au premier semestre 2021, huit des dix albums les plus vendus dans le monde ont été produits par la major, notamment ceux de Justin Bieber et d’Olivia Rodrigo.

C’est le Britannique Lucian Grainge, chez Universal depuis une trentaine d’années, qui dirige des États-Unis la « major » avec beaucoup d’indépendance. PDG d’UMG depuis 2011, il a supervisé notamment le rachat d’EMI. Au sein d’Universal Music France, Olivier Nusse a succédé en 2016 à l’emblématique Pascal Nègre, à la suite de désaccords de ce dernier avec Vincent Bolloré. 

Engouement pour le streaming

Malgré la baisse des ventes physiques liées à la crise du Covid et son lot de restrictions sanitaires, UMG – entré dans le giron de Vivendi en 2000 avec à l’époque les studios de cinéma, revendus en 2004 à NBC – profite de l’engouement pour l’abonnement et le streaming: ses revenus issus de l’écoute de musique en ligne ont augmenté 24,7% au premier semestre 2021.

Universal Music est le moteur de Vivendi: la major représente à elle seule 92,6% du bénéfice net groupe, soit 452 millions sur 488 millions au premier semestre. Universal assure aussi à lui seul 46% des 3,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires du groupe au premier semestre 2021.

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