Borat trouve que Joe Biden est un dangereux complotiste

  • Sacha Baron Cohen retrouve son personnage de journaliste kazakh gaffeur et provocateur.
  • L’acteur et réalisateur a participé à une séance de questions-réponses avec ses fans du monde entier dans la peau du reporter.
  • Il en a profité pour laisser clairement entendre tout le mal qu’il pense de Donald Trump en faisant mine de le soutenir.

Borat, faux journaliste kazakh avait torpillé l’Amérique de Bush en 2006 dans un  premier film devenu culte.
Sacha Baron Cohen, méconnaissable, s’y glissait dans la peau de ce provocateur aux questionnements faussement innocents. Il reprend ce rôle dans Borat 2, disponible ce vendredi sur
Amazon Prime et a répondu aux questions de ses fans sous les traits de Borat lors d’une conférence de presse virtuelle internationale.

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Dans la peau de Borat

« Les policiers américains adorent les noirs, lance-t-il à propos du mouvement BlackLivesMatter. Au point de les arrêter pour pouvoir discuter avec eux, de leur offrir de beaux bracelets en métal, voire de leur sauter au cou en les serrant très fort. » Racisme, bigoterie, misogynie… La formule Borat est toujours là. Sacha Baron Cohen utilise son personnage idiot et naïf pour dire des horreurs et révéler les mensonges de ses contemporains.

Borat est ainsi revenu sur la scène déjà mythique de son nouveau film où il piège l’ex-maire de New York et avocat de Donald Trump Rudolph Giuliani. « Ce brave homme essayait juste d’avoir une relation sexuelle innocente avec ma fille de 15 ans et les journalistes l’ont sali injustement avec leurs infox ! » Selon sa méthode habituelle consistant à se grimer et à piéger ses proies en caméra cachée, Borat a surpris le politicien en train de draguer la jeune fille (incarné avec talent par la révélation bulgare
Maria Bakalova, 24 ans).

Prêcher le faux pour révéler le vrai

Dans Borat 2, Borat copine avec des complotistes et veut offrir sa fille adolescente au vice-président américain Mike Spence pour redorer le blason du Kazakhstan fort écorné par le premier film. Il ne porte, en revanche pas Joe Biden dans son cœur. « C’est un dangereux complotiste qui croit que la Terre est ronde et un charlatan qui défend la science et le port du masque » a annoncé Borat.

Sacha Baron Cohen soutient ainsi en creux les couleurs du candidat démocrate tandis que son alter ego moustachu est bien sûr fan de Donald Trump. « Trump a rendu sa grandeur à l’Amérique en la rendant aussi raciste et misogyne que le Kazakhstan. Et il est très prudent face au Covid-19. Il pratique la distanciation sociale : on ne l’a pas vu près de sa femme depuis des mois » martèle Borat quand un fan l’interroge sur la politique américaine.

Borat le survivant

Borat, quant à lui, ne craint pas le Covid-19. « J’ai survécu 84 fois à la syphilis et je vais bien ! » dit-il. Il ne reste qu’à souhaiter que ce clown qui sait gratter où ça fait mal survive encore longtemps pour révéler les petits et gros excès de l’Amérique. Sacha Baron Cohen, très présent médiatiquement et au cinéma ces derniers mois, est toujours aussi rentre-dedans dans ce deuxième volet qui laisse le spectateur bouche bée tant il prend de risques et parvient à cacher sa haute taille de près de deux mètres pour coincer ses proies.

Regard souvent cruel mais parfois tendre (la rencontre de Borat avec une survivante de la Shoah) sur l’Amérique, Borat 2 se termine par cette injonction, « Votez ». Cela semble être le message principal d’une comédie féroce aux gags aussi culottés qu’irrésistibles. On aimerait que Borat vienne faire un tour en France pour nous secouer.

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