Chrystelle Labaude (Section de recherches) : pourquoi les premières saisons de la série lui sont chères

Dans Meurtres à Porquerolles, samedi 7 mai à 21 h 10 sur France 3, l’actrice d’Un si grand soleil interprète une femme de médecin qui se retrouve dans la liste des suspects du meurtre d’Élisabeth Carlson, une artiste peintre.

Quel regard portez-vous sur votre personnage, Mireille Canovas ?

Chrystelle Labaude : C’est quelqu’un qui est soumis en apparence car son mari décide de tout. Elle va avoir un sursaut de vie et de féminité grâce à sa rencontre avec Lilibeth, et décider de divorcer. Mais il se trouve que Lilibeth n’est pas dans le même "pas" qu’elle au niveau de l’affect…

N’est-elle pas à l’image de toute une génération de femmes qui a été bridée à la fois professionnellement et sentimentalement ?

Elle ressemble effectivement à toutes celles qui ont été contraintes, pas forcément par la violence et la menace mais à cause des obligations qu’on leur imposait. Elles sont passées directement du carcan parental au carcan conjugal. Là, il y a en plus le statut de notable de son époux qui fait qu’il est encore plus difficile de briser ce qui est installé. Mireille est un volcan qui est resté endormi pendant des années et dont le réveil émotionnel va être très fort !

Vous avez souvent été à l’affiche de séries policières. Les registres très différents de ce genre vous attirent-ils ?

Oui, je rêve de travailler avec des barjots, sur des comédies ou sur des drames énormes, avec des rôles qui sortent de l’ordinaire. J’aimerais aussi jouer dans un programme court parce qu’il faut avoir le sens de la rupture et oser, ne pas avoir peur du ridicule.

Comment vivez-vous la fin de Section de recherches ?

J’ai quitté la série depuis longtemps. Mais ça m’a fait plaisir qu’ils rappellent les anciens pour ces derniers épisodes. Et ce huis clos qui nous a rassemblés est une très belle idée, d’autant qu’il m’a permis de retrouver des camarades que je n’avais pas vus depuis quatre ans.

Vous avez fait partie du casting de 2006 à 2017. Quels sont les plus beaux souvenirs que vous conservez de cette longue période de votre carrière ?

Je crois que ce sont les premières saisons, lorsque nous étions à Bordeaux. J’appréciais de savoir que l’Atlantique n’était pas loin. Et puis je crois qu’on a toujours la nostalgie des prémices. Mais au bout d’un moment, j’y ai renoncé car il n’y avait plus rien. Mon rôle était devenu misère et peau de chagrin. Ce n’est pas une décision facile à prendre mais quand on n’est plus désiré, il faut partir.

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