Claudio Capéo : "Il faut être présent pour ceux qui souffrent"

L’association Psychodon, qui sensibilise sur la santé mentale, organise un spectacle à l’Olympia, retransmis en direct sur C8 mardi 6 octobre à 21 h 15. De Dave à Carla Bruni, des artistes s’engagent. Parmi eux, Claudio Capéo.

Pourquoi avez-vous choisi d’être aux côtés de Psychodon ?

Claudio Capéo : Parce qu’il faut se mobiliser, être présent pour ceux qui souffrent et soutenir la recherche. Mais il est aussi essentiel de sensibiliser le public. Il y a beaucoup de tabous autour des troubles psychiques. Ces maladies sont souvent planquées, on n’a pas envie d’en parler mais de nombreux Français sont concernés.

Dépressions, troubles bipolaires, schizophrénie… Un Français sur cinq souffre d’un trouble psychique.

Ça peut arriver très vite. Quelque chose se passe, comme la perte d’un proche, et on perd pied. Il n’y a pas si longtemps que ça, une de mes collègues de travail s’est suicidée. Personne n’avait réalisé qu’elle allait mal. Ça peut arriver à tout le monde.

Vous-même avez souffert d’un violent burn out en 2017, un an après votre révélation dans The Voice et le début de votre succès fulgurant…

J’ai vécu quelque chose d’extraordinaire, beaucoup de sourires… Trop d’un coup. À un moment, j’ai saturé. Je me suis retrouvé tout en bas. J’ai pensé à des trucs terribles. C’est pour cela qu’il faut prendre soin les uns et des autres. Et parler !

Comment abordez-vous ce concert caritatif ?

J’y vais à cœur ouvert, pour un moment festif et positif. Nous serons entre copains sur cette scène mythique de l’Olympia pour récolter des dons. Nous ne sommes que des chanteurs, des musiciens, des artistes. Mais nous allons faire notre possible pour apporter un peu de bonheur et moins de peur.

Kendji Girac, Vitaa, Slimane… Vos amis seront présents ?

Je suis très heureux de les revoir, même sans câlin ! Car on ne se croise plus trop sur les plateaux de télévision en ces temps de crise sanitaire. Mais c’est le public, le partage sur scène, qui me manquent le plus. Je croise les doigts mais je dois partir en tournée dès janvier pour des shows un peu différents, plus intimes, dans des petites salles avant d’attaquer la dizaine de Zénith que nous avons dû décaler au printemps 2021.

E penso a te, un titre en italien extrait de votre nouvel album, est déjà disponible. Quand est-il prévu ?

Il sortira le 20 novembre. Il contient beaucoup de soleil. Mes parents ont émigré du sud de l’Italie dans les années 60. J’ai grandi dans cette atmosphère, cette odeur de sauce tomate. À l’adolescence, je me suis éloigné de cette culture. J’avais envie de renouer avec mes racines. Pour moi et pour mes deux garçons. Cet été, j’ai donc tourné le clip de C’est une chanson à Bonefro, le village de mon père, lieu des vacances de mon enfance. Puis nous avons réalisé l’album dans un petit studio en Toscane durant quinze jours merveilleux.

Comment avez-vous travaillé ?

Sans prétention et avec beaucoup d’émotions. C’est le plus bel enregistrement que j’ai fait. Des moments simples, faciles, entre amis… et on mangeait des pâtes ! On tient une belle recette pour cet album. Il y aura des reprises de titres italiens très connus mais aussi méconnus ainsi que des compositions inédites. Nous sommes très fiers et avons hâte de le faire découvrir.

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