Darius Rochebin : "J’essaie d’offrir un moment humain dans mes interviews"

Darius Rochebin, 53 ans, star des JT durant vingt ans en Suisse, est la recrue de LCI. Il y anime la tranche 20 h-21 h 15 où, après son journal, il mène une interview d’une personnalité du monde politique ou culturel.

Pourquoi avoir accepté de quitter la Suisse pour venir sur LCI ?

DARIUS ROCHEBIN : Pour le fait d’entrer dans un grand groupe, TF1, qui est une institution, et de me concentrer sur l’interview, l’exercice qui me plaît le plus aujourd’hui.

Cette interview quotidienne dure près de quarante-cinq minutes à un horaire très concurrentiel en télévision. Un peu casse-gueule, non ?

Je suis bien conscient que sur beaucoup d’autres chaînes, il y a des machines qui font plus «boum, boum». J’essaie d’offrir un moment humain. J’espère me laisser surprendre par les invités autant que surprendre le public. En télévision, il faut faire ses preuves chaque jour.

Si vous deviez définir votre style : incisif et souriant ?

J’ai juste une absence de préjugés quand je rencontre une personne. Cela fait que je peux aborder des aspects positifs et négatifs de la personnalité sans tomber dans la connivence, ni être procureur.

Quand on vous désigne comme le PPDA suisse, ça vous fait plaisir ou ça sent un peu le sapin, sinon le passé ?

(Il rit.) J’aimais beaucoup PPDA. J’ai aussi admiré Bernard Pivot et Anne Sinclair. Je n’ai pas un modèle unique.

Vous avez interviewé les plus grands de ce monde (Lech Walesa, Gorbatchev, Poutine, Mandela…). On doit vous demander sans cesse qui vous rêvez encore de rencontrer…

Ce qui compte, c’est de ne pas devenir la caricature de soi-même et de s’améliorer. Quand j’ai interviewé Mbappé, j’ai dû travailler parce qu’en foot, je suis nul !

Vous avez déjà créé le buzz en disant dans une interview à France Inter que Catherine Deneuve avait été infecte après une interview. Volontaire ou involontaire ?

Pas du tout volontaire. On n’a gardé que la première partie de la réponse. Dans la deuxième, je disais que je l’admire énormément et qu’avoir un caractère difficile n’est certainement pas un défaut. Moi qui suis à l’autre extrême, avec un caractère un peu trop rond et un peu trop arrangeant, j’admire les caractères forts.

Vous êtes marié et père de deux enfants qui sont restés à Genève. Pas trop difficile ?

C’est sûr, c’est un changement considérable. Cela signifie des allers-retours le week-end à Genève. Heureusement, il y a Facetime qui est merveilleux. Vers 18 h, quand je suis en plein rush, j’ai l’appel de la famille quand le dîner se prépare, c’est toujours amusant.

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