Gims sur Netflix : Un documentaire poignant qui nous entraîne dans les coulisses de sa vie, notre critique

Netflix dévoile un documentaire introspectif sur Gims, l’artiste le plus diffusé en radio en France. Si son succès brille autant que ses vestes, le rappeur a trimé pour en arriver là. Qu’apprend-on sur lui ? Notre critique. 

Il y a quelques jours, Netflix dévoilait la très attendue bande-annonce sur le documentaire de Gims. Les fans étaient impatients de découvrir une nouvelle facette de leur artiste préféré, celle qui n’est pas montrée à l’écran. Les équipes de production l’ont suivi deux ans avant la symbolique date qui allait marquer un tournant dans sa vie : le 28 septembre 2019. Ce jour-là, Gims devenait le premier artiste urbain à donner un concert au mythique Stade de France (Saint-Denis). Si toutes les étapes de sa préparation avant le show ont été montrées à l’écran, le documentaire Netflix s’intéresse également au côté sombre de sa vie, celui que les fans ne connaissent pas, ou très peu. On se rappelle de ses débuts dans la Sexion d’assaut, mais avant ça, celui qui se faisait appeler Maitre Gims jusqu’en 2019, a dû trimer et se battre de toutes ses forces pour se faire un nom.

“La musique ou rien”, c’est un peu l’adage qu’a dû adopter Gims depuis son enfance. Fils d’un musicien congolais très populaire au pays, Gandhi Djuna – de son vrai nom – est arrivé en France à l’âge de 2 ans. Il a grandi dans un foyer d’accueil pour enfants, aux côtés de deux de ses frères, avant de passer le reste de son enfance dans des squats délabrés à Paris, sans argent ni nourriture. Si Gims savait qu’un talent sommeillait en lui, il n’a pas eu d’autre choix que de l’exploiter pour espérer s’en sortir. C’est alors qu’il a commencé à kicker avec Barack Adama, Lefa et les autres, assis sur les bancs de parcs parisiens, pour oublier son quotidien. “Le soir, quand je disais aux autres que je rentrais, en vérité je ne rentrais nulle part. Je n’avais pas de chez moi, alors j’allais me balader en me demandant bien où j’allais dormir ce soir”, explique-t-il, forcément ému par ces douloureux souvenirs.

Le documentaire Netflix nous offre une réelle introspection sur sa vie. Pour l’une des premières fois, Gims se confie face caméra, même s’il peine toujours à retirer ses lunettes pour montrer ses yeux. Si cela peut vous rassurer, plusieurs plans de profil nous permettent de les observer enfin ! Pour la petite anecdote, il raconte au sein du commentaire comment lui est venue l’idée de toujours porter des lunettes noires afin de créer son personnage. La vie de Gims en ferait rêver plus d’un : quotidien de strass et de paillettes, voyages en jet privé, luxe à gogo… Mais pourtant, on sent qu’il reste très terre à terre, conscient de la chance qu’il s’est créée. En 2005, tout aurait d’ailleurs pu basculer pour lui. Un an après s’être converti à l’Islam (2004), Gims raconte avoir intégré une secte islamiste, qu’il a par la suite quitté.

“Quand je suis rentré dans cette religion, j’étais à la portée de n’importe quel gourou, j’étais un cœur pur et quelqu’un de mal intentionné peut te prendre sous son aile et faire de toi une arme. Il y avait des personnes qui finissaient mortes, suicidées en Irak. Des gens qui étaient à côté de moi. Et cela m’a fait flipper, je ne sais pas où j’aurais pu terminer”, confie-t-il. Une nouvelle facette de son histoire que l’artiste révèle au monde entier. La vie de Gims est racontée durant 1h30 dans le documentaire Netflix, tantôt selon ses témoignages, tantôt à travers les yeux de ses proches. Coulisses de ses shows, enregistrements en studio, moments familiaux, retour au Congo, adoration des fans… tout est montré. Les séquences sur sa vie d’aujourd’hui tranchent avec celles de son histoire, le tout monté de façon dynamique et percutante. À la fin du documentaire, on a l’impression de le connaître. S’il a dû trimer pour en arriver jusqu’ici, avoir fait le Stade de France n’est pas une fin en soi mais seulement le début de quelque chose de grand : Gims ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, la preuve il a récemment dévoilé Dernier Métro, en collaboration avec Kendji Girac.

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