Mathieu Madénian (Le Furet) : "J’étais attaché dans un lit avec un vrai furet glissé sous la couverture !"

À l’affiche du Furet, une comédie au pitch déjanté diffusée lundi 15 novembre à 21 h 05 sur TF1, Mathieu Madénian jubile aux côtés de Claire Keim et de Booder. Rencontre avec un comédien-humoriste pour qui la liberté est comme une seconde respiration.

Pouvez-vous nous rappeler le pitch du téléfilm Le Furet ?

Mathieu Madénian : C’est un drame sociétal sur la PMA (Procréation médicalement assistée, ndlr), dans lequel je me fais injustement mordre les testicules par un furet. Démerdez-vous avec ça ! (Il rit.)

Comment avez-vous vécu la scène de "l’attaque" ?

J’étais attaché dans un lit avec un vrai furet glissé sous la couverture. Quand je crie, je ne fais pas semblant ! Non parce que je me faisais mordre, mais parce qu’avec la chance que j’ai, même si le dresseur était là, j’étais persuadé que j’allais y passer !

Quelles questions cette comédie soulève-t-elle ?

Ce n’est pas parce qu’un gosse n’a pas vos gènes que ce n’est pas le vôtre. J’ai plus d’admiration pour les femmes comme le personnage de Claire Keim, qui ont un enfant au prix d’une volonté à toute épreuve, que pour les gens qui défilent pour les en empêcher. C’est incroyable de se mêler des affaires des autres à ce point-là !

Sans filtre sur scène, avez-vous des inhibitions devant la caméra ?

Dans le stand-up, il faut un rire toutes les trente secondes et, quand ça ne vient pas, je perds pied. Lorsque je me suis retrouvé les premières fois en larmes face à une caméra, je me suis demandé si je n’avais pas l’air d’un con. Il faut du temps pour oublier cette pudeur-là. J’ai réussi à la briser grâce aux cours de théâtre que je prends, car c’est un nouveau métier pour moi.

Êtes-vous toujours en contact avec Michel Drucker ?

Bien sûr. J’ai bossé quatre ans avec lui, c’est un monstre de travail. C’est lui qui m’a dit que le plus important, c’était de durer. Or si on ne pense qu’à ça, c’est justement là qu’on ne dure pas ! L’idée, c’est de faire en sorte de pouvoir se regarder tous les soirs dans le miroir en se disant que ce n’est pas si mal.

François Cavanna, cofondateur de Charlie Hebdo, dont vous êtes proche, disait : "La liberté consiste à faire tout ce que permet la longueur de la chaîne." Comment trouvez-vous la vôtre ?

On vit dans un pays où, si on peut se poser ce genre des questions, c’est quand même bon signe…

Source: Lire L’Article Complet