«Même si c’est une émission télé, c’était un peu un concert», juge Soprano

  • TF1 propose ce vendredi un divertissement mêlant sketchs, musique et nostalgie avec Soprano : retour dans les années 80.
  • Après un voyage dans l’espace, le chanteur tentera de retourner chez lui. Problème : son vaisseau l’emporte en 1986. Accompagné de Camille Combal, il tentera de trouver une solution.
  • Le chanteur se confie à 20 Minutes ​sur les préparatifs de ce programme.

Un astronaute français est de retour de l’espace et, surprise, il ne s’agit pas de Thomas Pesquet. Celui-ci a un accent marseillais, remplit les salles de concert et organise sa propre soirée ce vendredi sur
TF1. Alors que son retour sur Terre est prévu de longue date,
Soprano va devoir faire face à un souci technique : le vaisseau grâce auquel il voyage va l’envoyer dans le passé, en 1986. Pour l’aider à retrouver les siens, le chanteur va faire appel à un
Camille Combal encore adolescent, casquette vissée sur la tête.

Soprano : retour dans les années 80 se veut être un mélange entre un concert et un divertissement. En plateau, le rappeur interprétera plusieurs de ses titres tels que Près des étoiles, Forrest ou Dingue et partagera des duos avec ses invités sur des titres phares des années 80. Ces prestations seront entrecoupées de sketchs en compagnie de Camille Combal, tout droit sorti d’un univers à la Stranger Things. Soprano dévoile les coulisses de cette soirée à 20 Minutes.

Comment s’est fait le lien entre votre album, le tournage des clips et le celui de l’émission ?

J’ai adapté l’émission à tout ce sur quoi j’avais déjà commencé à travailler depuis un an. Ça faisait au moins six ou sept mois que l’on avait déjà tourné le premier clip. Pour pouvoir être raccord, on a tout lié, que ce soit les clips, la promo. On a pris les images qu’on avait déjà tournées pour les clips, on les a mélangées aux images de l’émission, on a gardé la chambre et le vaisseau.

Quels moyens cette soirée a-t-elle demandés ?

Il y avait beaucoup de moyens et beaucoup de temps, j’ai beaucoup bossé. A l’heure où je te parle, je suis fracassé parce que j’ai fait l’album, les clips, l’émission, la promo en même temps. Ça a demandé beaucoup de travail. Le plus difficile, le plus important et le plus amusant, c’est de pouvoir créer le pont avec chaque corps de métier qui a travaillé sur les clips, sur l’émission et mon album pour avoir les mêmes images. Tout le monde trouvait que c’était nouveau de lier un album à une émission de télé en prime.

Quelle importance accordez-vous au visuel de vos projets dans votre parcours ?

J’ai plus axé l’album Chasseur d’étoiles sur l’image. Quand je regardais les clips de
Michael Jackson, c’était des mini-films. On rentrait dans un univers et on faisait rêver les gens. C’était important sur cet album-là d’appuyer sur le visuel. Après, bien sûr, on a mis beaucoup de moyens financiers et humains mais au final, on est super contents quand on voit les clips, on a l’impression de voir les films qu’on regardait à l’époque. Même pour l’émission, on s’est pris la tête pour les visuels.

Pourquoi avoir choisi les années 80 ?

Même si ça ne se voit pas, parce que tout le monde croit que j’ai 20 ans, je suis un mec des années 80 (rires). Je suis né en 79. Le déclic m’est venu quand j’ai commencé à travailler sur mon album. La deuxième chanson que j’ai faite pour mon album, c’est Près des étoiles et je me suis dit que j’allais faire que des sonorités des années 80. Quand ma fille de 14 ans l’a écoutée pour la première fois, elle m’a dit “Papa, tu es trop frais. C’est les sons de maintenant !” “Comment ça, je suis trop frais ?” Et en fait j’ai capté : quand tu écoutes Dua Lipa, The Weekend, on est dans le délire des années 80. La boucle est bouclée. C’est pour ça que je suis parti dans ce délire-là parce que c’était facile pour moi, c’était ma nostalgie mais aussi parce que tout le monde est là-dedans aujourd’hui.

Le tournage de cette émission à la Seine Musicale a-t-il scellé vos retrouvailles avec le public ?

C’était la première fois et ça nous a mis les frissons. Ce n’était pas sûr qu’on allait avoir du public. Même si c’est une émission télé, c’était un peu un concert. Les musiciens jouent derrière, le décor est extraordinaire, c’est un vaisseau en plein milieu de la Seine Musicale. C’est proche d’une salle de concert. Tous les artistes disaient que ça faisait bizarre de voir du public. On sent l’énergie qu’on a manquée pendant un an et demi.

Il y a cinq ans, vous étiez au sommet de l’Everest. Deux ans plus tard, vous voliez comme un phénix. Et cette année, vous êtes dans les étoiles. C’est une suite logique pour vous ?

Oui. C’est une métaphore pour dire aux plus jeunes, ou même ceux de ma génération, qu’il faut continuer à avancer, aller encore plus loin sans se mettre de limite pour vivre les choses à fond. La vie est tellement courte. On a compris l’année dernière que tout peut arriver. Mon concept, à chaque album, c’est d’aller encore plus loin. Le prochain va être différent mais on n’y est pas encore.

Est-ce que vous voyez cette émission comme le préambule de votre tournée des stades de l’an prochain ?

L’histoire a un rapport. Je ne veux pas trop spoiler la tournée des stades mais c’est vrai que j’atterris dans les stades comme si j’avais réussi à sortir des années 80 et que j’allais raconter au public tout ce qu’il m’est arrivé pendant l’année. Ça a un lien mais ce n’est pas le même décor. Comme c’est dans un stade, on s’est dit qu’il fallait qu’on fasse un concert participatif, que les gens ressortent du stade avec le tee-shirt mouillé, plein de cotillons, en transpiration. On a un décor qui, je crois, n’a jamais été vu en Europe. Même l’album, je l’ai écrit en pensant aux stades.

Est-ce que les préparatifs de cette émission seront inclus dans votre documentaire qui doit sortir sur Disney+ ?

Dans le documentaire, on va voir des moments où je fais des réunions avec les équipes de TF1 Production, où j’explique ce que j’ai en tête mais c’est beaucoup axé sur les 20 ans [de sa carrière]. On va nous voir tout petits, des images que je n’ai jamais vues de ma vie. Ça va être beaucoup l’histoire des trois personnes qui sont avec moi, qui m’ont aidé. C’est un très gros truc, il y a six épisodes. Ce sera diffusé en début d’année prochaine ou pendant la tournée ou juste avant.

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