Nicolas Hulot accusé de viol : Jean-Michel Aphatie clashe l’interview "honteuse" de Jean-Jacques Bourdin

Invité de Touche pas à mon poste jeudi 30 septembre, Jean-Michel Apathie est revenu sur l’interview jugée "honteuse" que Jean-Jacques Bourdin a mené avec Nicolas Hulot, la veille de la parution d’un article dans lequel il était fait état qu’il avait été accusé de viol.

Une histoire qui a secoué la classe politique. En février 2018, l’Ebdo révélait que dix ans plus tôt, une femme avait porté plainte contre Nicolas Hulot pour viol. Une affaire passée à l’époque sous silence, dont Jean-Michel Apathie a reconstitué les circonstances, pour comprendre notamment comment Pascale Mitterrand, la petite-fille de François Mitterrand et victime présumée, avait rencontré l’ancien ministre de la Transition écologique en 1997, au moment des faits supposés. "J’ai essayé de restituer l’environnement de Sipa en 1997 et je suis tombé sur un témoignage qu’une autre journaliste a récupéré. Il s’agit d’une biographe de Nicolas Hulot et c’est celui du patron de Sipa, Göksin Sipahioglu", a ainsi expliqué le journaliste, invité de Touche pas à mon poste jeudi 30 septembre.

Mais en 2018, la veille de la parution de l’article qui faisait état de ces accusations, Nicolas Hulot, invité sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, évoquait "un cauchemar" pour lui et sa famille, recevant même le soutien immédiat de plusieurs ministres, à commencer par le Premier ministre Édouard Philippe ou encore Marlène Schiappa, alors porte-parole du gouvernement. "Je pense que c’est une interview qui n’a rendu service à personne", lance ainsi Jean-Michel Apathie, qui a qualifié dans son livre Les Amateurs, cet entretien de "honteux". "Elle a mis l’affaire sur des mauvais rails, la complaisance de l’interview est un problème si on veut réfléchir aux violences que les femmes subissent", a-t-il ainsi expliqué, lui qui reproche à Jean-Jacques Bourdin de ne pas avoir "posé les bonnes questions".

Nicolas Hulot nie fermement la contrainte d’une relation sexuelle

Les faits se seraient déroulés en juin 1997 lorsque Pascale Mitterrand, alors âgée de 19 ans, était une jeune photographe stagiaire de l’agence de presse Sipa. Alors que Nicolas Hulot venait d’acheter une grande maison, il proposa à l’agence l’exclusivité des clichés de celle-ci. La jeune femme s’y rendit seule en reportage pendant une semaine. En juillet 2008, Pascale Mitterrand est allée déposer plainte et a évoqué une scène de viol. Informé, Nicolas Hulot a été entendu, à sa demande, en août 2008 par les gendarmes. Il convient alors d’une relation sexuelle lors du séjour, mais nie toute contrainte. Ce n’est qu’en février 2018 que ces accusations ont été révélées au grand jour.

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