« Si Clémence avait gagné, j’aurais pleuré », raconte Coumba

  • Le dixième épisode de Koh-Lanta : La légende était diffusé ce mardi soir sur TF1.
  • Alexandra est sortie triomphante de l’arène des bannis où elle a battu Clémence et Coumba.
  • « Finalement, je n’ai pas perdu, je suis contente de sortir avec mon bourreau », confie cette dernière à 20 Minutes​.

« Justiiice ! » La séquence offerte par Coumba dans le dixième épisode de Koh-Lanta : La légende est entrée ce mardi soir dans l’histoire des scènes les plus mémorables du jeu de
TF1. En découvrant que
Clémence venait d’être éliminée par ses compagnons d’infortune, la candidate a explosé de joie. Mais son bonheur d’affronter celle qu’elle considérait comme son « bourreau » n’aura été que de courte durée : lors de l’épreuve des bannis, les deux femmes ont été battues par Alexandra. « Je n’avais plus l’objectif de gagner Koh-Lanta, j’avais l’objectif de la faire sortir », raconte-t-elle à 20 Minutes pour débriefer son aventure.

Lorsque vous voyez que l’aventure n’est pas terminée en découvrant l’île des bannis, est-ce vraiment le début d’une seconde chance pour vous ?

Oui, totalement ! D’ailleurs, je m’effondre en pleurant, j’étais tellement contente. Ils m’ont sortie salement aux ambassadeurs, j’avais tellement cette haine et cette colère quand je suis sortie. J’aurais sincèrement préféré sortir à un conseil : que l’unanimité me dise que je n’ai pas ma place dans l’aventure, je l’aurais accepté. Mais qu’on se débarrasse de toi maintenant parce qu’on sait que tu es tellement protégée que c’est la seule chance pour nous de te sortir, ça m’a fait tellement mal que quand je vois la pancarte, je m’effondre.

Vous voyez Clémence arriver. Vous hurlez, vous criez victoire, vous ne lui parlez pas. Avec le recul, est-ce que n’était pas un peu « too much » ?

Non, je vous assure que je suis comme ça, ce n’est pas du « too much », je laisse mon corps s’exprimer. Sincèrement, je m’en foutais de réintégrer l’aventure ou de gagner Koh-Lanta à ce moment-là. Le principal, c’était que la personne qui était responsable de ma sortie soit là devant moi. Vous ne vous rendez pas compte ! Même là, j’en parle et j’ai encore des émotions qui me rappellent ce que j’ai ressenti là-bas ! C’était vraiment le plus beau jour de ma vie, je voulais juste voir ça. J’ai du mal à me contrôler, des fois je sais qu’il faut que je fasse un petit peu doucement mais je suis tellement excentrique. J’ai hurlé quand je l’ai vue, ça sortait vraiment du fin fond de mon cœur.

Vous dites dans l’épisode : « je suis apaisée que mon bourreau sorte en même temps que moi aussi ». Ça vous tenait vraiment à cœur ?

Quand Alexandra gagne, je me dis que ce n’est pas grave. Je me suis dit qu’elle était plus forte que nous, j’ai accepté la défaite. Si Clémence avait gagné, j’aurais pleuré. Mais le fait de sortir avec elle m’a enlevé cette peine de perdre. Finalement, je n’ai pas perdu, je suis contente de sortir avec mon bourreau. Je n’avais plus l’objectif de gagner Koh-Lanta, j’avais l’objectif de la faire sortir.

Est-ce que vous regrettez d’avoir voulu monter une alliance entre femmes ?

Mon seul regret de l’aventure est d’avoir fait cette alliance féminine alors que je n’en avais pas besoin. Les trois quarts de mes alliés étaient des garçons. J’ai fait cette alliance féminine parce que je suis quelqu’un qui m’attache vite aux gens. On a fait la première partie de l’aventure avec les filles et je savais qu’elles n’avaient aucune chance face aux garçons qui étaient soudés de l’autre côté. Je me suis dit que c’était ma dernière aventure, que s’il fallait tenter un truc, il fallait le faire maintenant. J’avais aussi besoin de sortir de cette zone de confort que j’avais eue dans mes aventures précédentes. J’avais envie de monter cette alliance pour protéger les filles et on voit finalement qu’elles manquent de reconnaissance. Je regrette totalement de l’avoir fait.

Lors de la conférence de presse organisée avant le début de la saison, Jade disait avoir été « psychologiquement affectée » par l’aventure. Est-ce que c’est votre cas ?

Psychologiquement, c’était difficile parce qu’il fallait penser stratégie tout le temps. Je ne dormais pas beaucoup sur l’île, deux ou trois heures par nuit, parce que je me mettais la pression. J’avais les fesses entre deux chaises : mon amitié avec les garçons et la stratégie entre filles que j’ai montée. Je cogitais sur tout ça la nuit donc psychologiquement, c’était difficile à cause des stratégies.

Vous avez annoncé que vous alliez porter plainte contre les messages de haine et les menaces que vous recevez. Comment vivez-vous la diffusion de l’émission ?

Je la vis beaucoup plus durement que les saisons précédentes parce qu’il n’y avait pas autant d’impact sur les réseaux sociaux. J’avoue, c’est un peu difficile quand on reçoit des menaces, des insultes à caractère racial. J’ai déposé quelques plaintes parce que je me dis qu’on ne peut pas laisser ce genre de phénomène. Qu’on ne soit pas d’accord avec mes stratégies, qu’on me traite d’hypocrite ou de traître, je l’accepte. Mais qu’on me dise « sale noire, rentre chez toi chimpanzé, va manger des bananes », à un moment donné… J’ai le caractère assez fort parce que j’ai vécu des choses pires que ça dans ma vie donc ça va. Mais je le fais pour les gens fragiles. Je comprends mieux pourquoi il y a malheureusement des jeunes qui se suicident parce qu’ils se font harceler sur les réseaux sociaux. Moi, sincèrement, je n’en ai rien à foutre de ces gens qui m’insultent. Quand j’étais dans mes galères pendant des années, ces gens-là ne m’ont pas aidée, je m’en fous de leurs histoires. Si je peux utiliser ma notoriété pour faire avancer les choses, pourquoi pas. Ce n’est pas normal, on ne peut pas laisser passer ça.

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