« Tout s’est bien passé », l'ode à la vie d'Ozon en compétition

  • Dans « Tout s’est bien passé », François Ozon évoque la fin de vie d’un homme qui souhaite pratiquer un suicide assisté.
  • Cette œuvre solaire ne sombre jamais dans le mélodrame.
  • Les échos sont déjà élogieux sur la Croisette.

François Ozon était fort détendu quelques heures avant de monter les marches pour 
Tout s’est bien passé ce mercredi soir à Cannes. Epaulé par Sophie Marceau, André Dussollier,
Géraldine Pailhas, il n’a caché son bonheur d’être sur la Croisette avec cette chronique forte sur des filles qui aident leur père atteint d’une maladie incurable à pratiquer un suicide assisté en Suisse.

« J’aurais dû venir au Festival l’an passé avec Eté 85, confie-t-il à 20 Minutes. C’est une belle revanche d’être de nouveau sélectionné avec Tout s’est bien passé, une œuvre qui est avant tout une ode à la vie. » Cette histoire solaire, parfois fort drôle, est une merveille qui évite tout pathos. Tournée après le premier confinement, elle vibre d’une énergie communicative. « Le héros dit qu’il ne veut pas de pleureuses autour de lui et j’ai essayé d’appliquer cette maxime au public », insiste François Ozon.

Le droit de vivre ou de mourir

Inspiré par un livre autobiographique d’Emmanuelle Bernheim qui fut notamment la collaboratrice de François Ozon pour les scénarios de Swimming Pool, Ricky et 5X2, ce beau récit est gorgé de tendresse. « C’est l’histoire d’un homme qui aime tellement la vie qu’il préfère mourir plutôt que de vivre en étant diminué », déclare François Ozon.

Le réalisateur souhaite interroger sur le droit à la mourir comme on le souhaite mais il se défend de vouloir faire un film sociétal. « C’est avant l’histoire d’une relation entre un père et ses filles, un homme égoïste à qui on ne peut rien refuser. » André Dussollier, impérial et charmeur, l’incarne de façon magistrale.

Pas de sexe !

Ce film très attendu ne sortira que le 22 septembre mais les échos sont déjà fort élogieux sur la Croisette. « C’est la première fois que je viens à Cannes avec un film sans scène érotique », commente François Ozon qui a fait ses premières armes à la Semaine de la critique avec le court-métrage Une robe d’été. « Cannes a toujours été un endroit magique pour moi. Je dois beaucoup au festival », dit-il.

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Quant à recevoir un prix, François Ozon n’ose même pas y penser. « Comme je signe un film par an, les jurys se disent toujours qu’ils me le donneront l’année suivante », plaisante-t-il. On lui souhaite de pouvoir dire Tout s’est bien passé au terme de la projection officielle de ce mercredi soir.

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