VIDEO. On ne naît pas cascadeur, on le devient… dans un centre de formation professionnelle près de Cambrai, dans le Nord

“Cet escalier a des angles… donc, si vous partez mal, faites attention de ne pas aller vous fracasser après ici…” explique David aux élèves de ce centre de formation professionnelle dédié aux techniques de la cascade, installé sur la commune du Cateau-Cambrésis, près de Cambrai (Nord). Et les aspirants cascadeurs se lancent les uns après les autres pour dégringoler en roulé-boulé jusqu’au pied de la structure en béton.

“La chute d’escalier est une chute qui fait mal quand même, reconnaît l’enseignant. Il faut aimer aller au contact parce qu’il y a des petits bobos et forcément des aléas. C’est au cascadeur de savoir se diriger, de savoir où aller, mais il ne tombe jamais tout à fait au même endroit…” Ses élèves n’hésitent pourtant pas un seul instant à se jeter du haut des marches, malgré les risques de l’exercice.

L’école est devenue une référence pour la planète cinéma

David se souvient de sa première chute au cinéma : “C’était dans un escalier en colimaçon sur le film Belphégor, le fantôme du Louvre. Je doublais Frédéric Diefenthal et c’était Michel Serrault qui me poussait… Il y avait le trac d’être avec lui, un monument du cinéma, et celui de bien faire la cascade”, raconte-t-il au magazine “L’été de 20h30 le samedi” (replay).

“Il n’y avait pas spécialement le trac de me faire mal, mais celui de bien faire la cascade”, précise-t-il avant de diriger un nouvel exercice plus complexe mettant en jeu plusieurs chutes synchronisées. En dix ans, l’école est devenue une référence pour la planète cinéma. Sans ses cascadeurs, de très nombreux films d’action n’auraient pas la même saveur. Et les filles se sont aussi faites une place dans ce métier.

> Les replays des magazines d’info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo et son application mobile (iOS & Android), rubrique “Magazines”.

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