Y-a-t-il un flic devant la télé pour protéger vos enfants ?

  • Une poignée de longs-métrages permet de faire un tour d’horizon du cinéma policier français.
  • Humour, suspense ou film noir sont bien représentés dans ce florilège.
  • De grands moments du 7e Art que Jean Ollé-Laprune décrypte aussi dans son livre « Le Cinéma policier français ».

« Le polar est le premier genre du cinéma français, annonce d’emblée Jean-Ollé Laprune à 20 Minutes. On le retrouve des origines du cinéma jusqu’à nos jours. » L’auteur de l’excellent
Cinéma policier français (éd. Hugo-image) a choisi cinq films, tous disponibles en DVD ou sur les plateformes, pour occuper son confinement sous le signe de l’humour, du suspense ou de la noirceur d’un monde sans pitié. Avec des conseils par tranche d’âge suivant qui est susceptible de regarder le film avec vous.

A partir de 9 ans : s’amuser avec « La Bonne année »

Le saviez-vous ? La Bonne année (1973) de Claude Lelouch était un film si cher au cœur de Stanley Kubrick qu’il le montrait aux acteurs qu’il engageait pour ses films. Ce pas de deux entre Lino Ventura et Françoise Fabian n’a pas pris une ride.

« La complicité entre les deux têtes d’affiche, est prodigieuse, explique Jean Ollé-Laprune et la mise en scène de Lelouch est une merveille de légèreté avec son alternance entre la couleur et le noir et blanc. C’est un divertissement idéal pour toutes les tranches d’âge. »

A partir de 12 ans : Frémir avec « Le Corbeau »

Dans Le Corbeau (1943), Henri-Georges Clouzot fait trembler une ville de province avec des lettres anonymes qui révèlent les secrets plus ou moins honteux des habitants. Ce film cruel surprend toujours par sa modernité.

« Clouzot s’était mis tout le monde à dos avec ce film qui a même été interdit à la Libération, précise Jean Ollé Laprune. L’histoire est toujours aussi puissante. C’est d’ailleurs en référence au film de Clouzot qu’on a surnommé « Corbeau » l’auteur des lettres anonymes de l’Affaire Grégory. »

A partir de 13 ans : Frissonner avec « Harry, un ami qui vous veut du bien »

Harry, un ami qui vous veut du bien (2000), thriller angoissant signé Dominik Moll confronte Laurent Lucas à un psychopathe incarné par Sergi Lopez. Ce dernier joue un ancien camarade qui lui pourrit la vie son prétexte de lui rendre service.

« Il s’agit sans doute du meilleur film avec Sergi Lopez, commente Jean Ollé-Laprune. Il est terrifiant dans ce personnage doucereux et implacable qui est d’autant plus inquiétant qu’il prétend agir pour le bien du héros. Ce film est idéal à voir avec des adolescents car il est à la fois angoissant et ludique. »

A partir de 15 ans : Se faire peur avec « Les mois d’avril sont meurtriers »

Jean-Pierre Marielle trouve l’un de ses plus beaux rôles dans Les Mois d’avril sont meurtriers (1987) de Laurent Heynemann. Il émeut tandis qu’il traque un ancien militaire qui lui donne du fil à retordre.

« C’est un film sombre que je considère comme un diamant noir, insiste Jean Ollé-Laprune. Une belle initiation au genre ! Jean-Pierre Bisson y est particulièrement impressionnant face à Marielle. Laurent Heynemann voulait qu’il fasse peur et c’est vraiment le cas. »

A partir de 17 ans : Mais que fait la police dans « L’Affaire SK1 »

Dans L’Affaire SK1 (2015), Frédéric Tellier revient sur la longue enquête des policiers pour coincer Guy Georges, le « Tueur de l’est parisien ». Raphaël Personnaz et Olivier Gourmet sont au centre de ce drame passionnant donc l’action se déroule sur huit ans.

« Le film est intéressant pour les adolescents car il montre comment fonctionne la police française, insiste Jean Ollé-Laprune. Frédéric Tellier s’est livré à des recherches minutieuses pour raconter cette histoire vraie. Le film est dur bien qu’il ne montre aucune scène de violence. »

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